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Dématérialisation des chèques

LE BLOC-NOTES DE…

Pressley Pavaday
System Software Engineer

 

 

 

En voie de disparition en Occident, le chèque – moyen de paiement scriptural utilisant le circuit bancaire – représente encore 20 pourcent, en valeur, des paiements effectués autrement qu’avec des espèces à Maurice, en dépit de la montée en puissance des paiements électroniques. Si l’aspect physique du chèque rassure bon nombre de Mauriciens, cette situation s’explique probablement par le fait qu’il est incommode pour les clients des banques d’être limités pour les retraits d’espèces aux guichets automatiques de billets (GAB). Aussi certains salariés reçoivent-ils toujours leur rémunération par chèque, sans compter que les règlements des prestations des professions libérales (médecins, avocats, consultants, etc.) se font, en règle générale via ce mode de paiement. Enfin, le chèque reste le moyen de paiement favori des entreprises mauriciennes.

Depuis 2002, la Banque de Maurice a décidé de standardiser le format des chèques en introduisant des chèques codifiés à reconnaissance des écritures magnétiques (Magnetic Ink Carachter Recognition – MICR). Auparavant, le traitement des chèques se faisait manuellement. Fort de son partenariat historique avec NCR, un des leaders mondiaux du traitement de chèques, Blanche, Birger propose des équipements et solutions pour lire ces nouveaux chèques.

Depuis 2010, Blanche, Birger expérimente à Rodrigues un système de traitement central des chèques, peu importe où se trouvent les succursales. Le principe : transférer, grâce à des scanners, les images des chèques dématérialisés reçus à Port Mathurin directement à Port-Louis pour une plus grande rapidité d’exécution, puis de traitement, et enfin de compensation interbancaire. Un mécanisme identique est en cours de mise en oeuvre pour d’autres clients de Blanche, Birger. Il ne fait aucun doute que l’échange physique ou la compensation interbancaire physique des chèques disparaîtra progressivement au profit du transfert des images de chèques dématérialisés, que ce soit lors d’opérations interbancaires ou entre les succursales d’une même banque. Toutefois, une autre problématique se pose : le besoin d’archivage des images de chèques. Ces documents doivent en général être conservés pendant sept ans au minimum.

Le chèque papier reste donc un instrument majeur des transactions financières. En tant que mode de paiement débiteur, le chèque porte intrinsèquement une part de risque qui peut s’avérer systémique, ce qui est dès lors une menace potentielle pour la stabilité du système financier. La compensation numérique centralisée des chèques (cheque truncation en anglais) est donc une solution appropriée pour réduire ce type de risque. Ce système est à la fois bénéfique pour les banques et pour le grand public. Pour celui-ci, l’avantage le plus évident se traduit en termes de gain de temps pour la disponibilité et l’utilisation des fonds, une fois le chèque approuvé. Avec le cheque truncation, la vérification est basée sur l’image du chèque plutôt que sur le chèque physique colleté et expédié à la banque pour validation deux fois par jour. Le cheque truncation permet ainsi d’éliminer les coûts et risques associés au traitement manuel des chèques. La transmission électronique de l’image du chèque et de ses données pertinentes permettra aux établissements bancaires de rationaliser les processus de vérification et de certification des chèques.

Au fil des ans, Blanche, Birger a appris à métier du banquier, tout en adoptant le vocabulaire de ce dernier, dans l’optique de lui proposer des solutions technologiques de dématérialisation et d’archivage adaptées aux besoins de son activité.

Si à ce jour, les montants scripturaux figurants sur les chèques doivent ensuite être saisis manuellement par des opérateurs bancaires, le département de Recherche & Développement de Blanche, Birger oeuvre de concert avec son partenaire historique NCR pour dispenser les banques de cette tâche gourmande en temps de travail et en ressources humaines.
 

Maîtrisez la technologie

Blanche, Birger Maurice a fêté son soixantième anniversaire le 17 février 2013. À cette occasion, elle publie une série d’articles afin de présenter les solutions technologiques qu’elle propose aux entreprises pour améliorer leur productivité, tout en explorant l’évolution de nos métiers. Les articles rédigés par les collaborateurs de Blanche, Birger Maurice paraîtront tout au long de l’année 2013.

Maîtrisez la technologie est structurée autour des sept métiers de Blanche, Birger : Self Service & Payment Solutions, Enterprise Systems & Solutions, Network & Security, Business Systems & Solutions, Office Equipment Solutions, Managed Solutions et Outsourcing Solutions. Blanche, Birger Maurice expose aux lecteurs quelques projets phares qu’elle a réalisés dans les îles du sud-ouest de l’océan Indien via son réseau de bureaux aux Comores, à Madagascar, à Rodrigues et aux Seychelles.

Les opinions mentionnées dans les articles relatent notre appréciation de l’évolution de l’industrie des technologies de l’information et de la communication (Tic) dans l’océan Indien. Pour les réactions, les lecteurs peuvent prendre contact à l’adresse suivante : B_contacted@birger.technology

 



Profil

Pressley Pavaday est en poste depuis 2002 chez Blanche, Birger d’abord comme consultant en systèmes de traitement de chèques, puis comme System Software Engineer. Il est titulaire d’une licence en Electronics & Communication Engineeringobtenue àl’Université de Maurice.

 

Source : BUSINESS MAGAZINE - N° 1076 - du 10 au 16 avril 2013

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