Page 12 - L'Eco austral - BIRGER. Nouvelle identité
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DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL
UN OBJECTIF DE 50% DE CHIFFRE D’AFFAIRES
À L’EXTÉRIEUR DE MAURICE
À mi-chemin, Birger est en phase avec son puisque Blanche, Birger était présent à
ambitieux plan quinquennal 2012-2017 puisqu’il Madagascar dès 1955 et à La Réunion
dès 1957. » Par la suite, deux entreprises
réalise déjà 25% de son chiffre d’affaires à l’export.
distinctes ont émergé, l’une se concentrant
Sa dernière implantation au Kenya ouvre de sur le marché réunionnais et l’autre sur
nouvelles perspectives sur l’Afrique de l’Est. Maurice qui a donné le jour à Birger
pour mieux marquer son identité. Présent
depuis un demi-siècle dans l’entreprise,
Toujours entre deux avions, Patrick Patrick Bradshaw en est le plus ancien
Bradshaw, coordinateur au sein de Birger, salarié et la mémoire vivante. Il a même
est difficile à rencontrer. « Je visite et je participé à l'implantation du premier dis -
prospecte en effet les marchés extérieurs. tri buteur de billets de l'océan Indien, à
Je rencontre d'éventuels clients, j'évalue La Réunion dans les années 80... Et la
leurs besoins et leur demandes, puis je région, il la connaît bien. Il a passé plus
transmets le dossier au marketing qui de quatre ans à Madagascar et vingt-
fait le reste », détaille celui qui prépare cinq ans à l'ancienne île Bourbon. Son Davidsen Arnachellum
déjà son prochain déplacement en esprit d’ouverture, qui explique aussi sa
organisant ses rendez-vous. passion pour le rugby, a fait le reste.
« Avec l’arrivée aux commandes de « Les Comores et Madagascar ont pris PatrickBradshaw,coordinateurrégional:
Jacques Harel en 2007, Birger s’est beau - un peu de temps à décoller, mais le fait «Birgers'appuiesursonexpertiseetson
coup ouvert sur son environnement d’avoir ouvert des structures sur place expériencedansl'océanIndienpour
régio nal. En quelques années, nous avons avec l'embauche de techniciens locaux s’implanterenAfrique.»
commencé à réaliser un chiffre d’affaires nous a crédibilisés. Nous avons rapide -
significatif à l’export et, en 2010, nous ment signé de nouveaux contrats. Les tation pour répondre aux besoins des
avons créé Birger Indian Ocean… Ce Seychelles sont un cas particulier, nous banques… Quel que soit le pays, la
n’était qu’un juste retour des choses y avons ouvert notre première implan - recette de la réussite réside dans la proxi -
mité avec les clients et le service après-
vente. »
L'AFRIQUE : LE PROCHAIN
CHALLENGE
Si l'Afrique est pour Maurice un marché
stra té gique, sur le terrain, cela reste un
défi colossal à relever. « Nous ne con -
naissons pas très bien ces marchés, tous
très différents les uns des autres, mais le
fait d’accompagner le groupe d’assurances
Mauritius Union dans son expansion
en Afrique de l’Est nous donne une
ouverture. » C’est ainsi que Birger est en
cours d’implantation au Kenya, en
K K e e n n a a y y Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda. Si
Ougand da Nairobi, au Kenya, va devenir la base de
ga
S y e chelle s
an
Tanza anie soutien dans cette région, Maurice
conserve la direction opérationnelle, ad -
C omo e res
mi nistrative et technique. Birger appli -
o odrigues
odrigues
Ro quera la stratégie qui a fait ses preuves
R
M adagasc car
Mauri e c c dans l'océan Indien avec le recrutement
de techniciens locaux dans le secteur
ÀpartirdesabasedePort-Louis, informatique. Ils seront formés à Maurice
Birgers’estimplantéàRodrigues, où ils effectueront des stages. « En nous
auxSeychelles,àMadagascar, appuyant sur notre expertise et notre
auxComoresetmaintenantau expérience et en nous implantant sur
Kenya,enOuganda,en place, nous pouvons relever ce nouveau
TanzanieetauRwanda. challenge de taille. »
12 L’Éco austral Nº 299 - Juillet 2015

